Texte écrit à la demande de l'artiste Alexandra KAWIAK (vidéo, arts plastiques, installation, performance) pour son court-métrage réalisé à partir d'images vidéo de Tanger "La Rumeur". En ...
En vodka le verre empli, il ne savait où poser son regard, ému, troublé, pas encore vraiment conquis pourtant. A travers le minuscule verre, la fille semblait distordue, comme tremblée à la ...
Bruit: bruissement effréné des palmes au ciel. Dos plaqué au sol, cou bien tendu mais roide, tête tournée vers la cime des arbres, yeux clos, le bruit le voilà: comme le claquement d'une pluie ...
Prochaine publication de poèmes chez géhess éditions. Plus d'information pour réserver l'ouvrage sur le site de géhess éditions link. Un grand merci à Emmanuel Rastouil pour m'avoir incitée à ...
Paris est là, avec son ciel de cendre offert en toile de fond à mes yeux écarquillés d'orpheline mauresque. Où est donc cet éclat azur qui peint d'une charge lourde les cieux de mes printemps ...
Ruban de khôl, et oubli. Pour l’aimer déjà. à l'envi. Dans l’ombre des autres Si l’on me laisse, si l’on m’emporte Avec lui, d’adieux jamais, N’être tous deux Qu’immuables et fragiles. Noir sur ...
Affiche plaquée au mur [pâte à colle blanche, badigeon, désordonné, de guingois], lourde de sens, L’esprit censé se délester, esprit sensé ?, Se délecter, se délester, de ses encens A osé figer ...
Il y avait l’homme de la mer. Mais aussi du fleuve. Il était né quelque part entre Saint-Louis et la frontière mauritanienne, celle qui donne accès aux forteresses du désert. Portée par les ...
La géographie architecturale des édifices 50 de Dakar. Les allées bordées d’arbres et bougainvillées qui jaillissent en désordre des murs d’enceinte. Filaos chevelus, manguiers, fromagers, baobabs ...
Je me voyais noire, le corps bouillonnant de rythmes sourds. Je n’ai jamais su pourquoi. La fatalité vous réserve de ces surprises, aussi. Je ne me sentais pas née au bon endroit, parfois pas avec ...
[Nouvelle parue en Avril 09 dans la Revue Littéraire NEJMA] Ils ont tout cassé, tout pris. Les charnières des portes, les encadrements des fenêtres. Nous avons eu à peine le temps de sauver le ...
Chacun défend son pain. Mon pain est pétri de la terre qui m'a vu naître, qui a porté mes pas, des larmes que les miens ont versé sur moi pour me donner la vie, des soleils qui se couchaient à mes ...
Eau bruissante Surpris par l'orage, Clapotis des enfants Course sur les trottoirs. Au loin, affolés, Les automobilistes Font claquer leurs klaxons. Et moi qui suis au chaud, Bienveillante A ...
Ce n’est rien d’autre que le désir, je le sais, mais il a don de dévorer mon cœur, réduire ce qui restait de mes certitudes en fragments de poussière. La chambre est sombre, me voilà seule, le ...
Cette nouvelle est parue en 2006 dans le premier numéro de la revue littéraire NEJMA créée par Simon-Pierre Hamelin, lui-même écrivain (et conseiller émérite à la Librairie des Colonnes à Tanger). ...
Amedeo avait dû sortir pour faire ses courses au Socco, aller acheter un bouquet de sauge ou de menthe, tailler une bavette avec ses copains de la Place de France. Je n’avais pas mis les pieds à ...
Une femme à la voix rocailleuse et antipathique me répondit. Il n’était pas là, et ça faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas vu. Un vrai voyou. Comme son père. Qu’est-ce que je lui voulais à ...
Premiers frimas Nuées d’oiseaux migrateurs, cieux désertés. De par les cimes des arbres Résonnent encore leurs cris perçants. Route mystérieuse. Cet invisible instinct Qui les mène vers le Sud. ...
Et vivre, c'est quoi? C'est avoir le temps de se donner l'importance de ne penser qu'à sa mort. (c) Stéphanie GAOU-BERNARD Tanger [1.12.08] Photo de l'auteur: Tanger, Cimetière de Marshan, été 2008