Ruban de khôl, et oubli.

Pour l’aimer déjà.
à l'envi. 

Dans l’ombre des autres
Si l’on me laisse, si l’on m’emporte

Avec lui, d’adieux jamais,
N’être tous deux
Qu’immuables et fragiles.


Noir sur mes yeux,

Ruban de khôl

Lumière éteinte, sage je suis
De m’aveugler,
D’y croire encore.

 

Noir sur mes yeux,

Sans s’émousser,
sans se restreindre

Aimer, bien sûr,
Sans tricherie, sans feinte.

Sur le fil du rasoir,
A l’intime ligne de fuite du
Désert impassible.

 

Grande au-dehors,
Extrême en mes frontières.

 

Noir sur mes yeux, ruban de khôl.

 

© Stéphanie GAOU-BERNARD

Tanger [29.4.9]

Par Stéphanie GAOU-BERNARD - Publié dans : POEMES - Communauté : vos poèmes
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