Affiche plaquée au mur [pâte à colle blanche, badigeon, désordonné, de guingois], lourde de sens,

L’esprit censé se délester, esprit sensé ?,

Se délecter, se délester, de ses encens

A osé figer son regard

Sur l’image d’un enfant désemparé [un enfant seulement, ou déjà une âme en peine ?]

L’enfant, comme abandonné, beau et noir.

Enveloppe puérile assassinée,

Là où le criminel a fait crisser le papier,

[à l’exacte déchirure],

J’ai noyé sombres attentes, [blessures].

Etait-ce à Madrid, Berlin, Rome ou Londres ?

M’étais-je réfugiée par peur de mon ombre ?

Etait-ce l’Espagne, ou bien l’Italie ?

Ne me suis-je pas perdue tout simplement dans Paris ?

[ville grise, aux relents amers], oui, c’était bien Paris…


© Stéphanie GAOU-BERNARD

Tanger [18.2.9]


Photo: © Emmanuelle Tafforeau [Série PaRiS].

Retrouvez le travail d'Emmanuelle, photographe à l'oeil sensible et subtil sur son sitewww.myspace.com/emmanuelle2011 . Je dois avouer que j'aime tout ce qu'elle fait, tout ce qu'elle est, vous devriez sûrement succomber à son tempérament de feu!!

Par Stéphanie GAOU-BERNARD - Publié dans : IMAGES A LIRE - Communauté : L'âme du poète
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Commentaires

Comme toujours, avec tes inspirations poétiques, je me laisse séduire par ta plume. Mais si je peux me permettre une observation critique, tu te trompes lorsque tu écris "J'y ai noyé..." : tu devrais écrire "J'ai noyé...", pour la raison que la phrase se rapporte à "Là où le criminel a fait crisser le papier". Je m'explique : dire "Là où le criminel... j'y ai noyé...", c'est comme si tu écrivais "Dans cette maison où j'y ai vécu" au lieu de "Dans cette maison où j'ai vécu"... La faute est courante, mais quand on l'éclaire de la simple logique de construction, il me semble qu'on cesse de la faire...
Commentaire n°1 posté par Bifane le 18/02/2009 à 17h23
@ Bifane: je corrige sur l'instant, merci beaucoup de cette intelligente remarque, car la forme cela compte aussi...
Réponse de Stéphanie GAOU-BERNARD le 18/02/2009 à 17h26
MERCI. Tu es mon Soleil de chaque jour... tu me sauves la vie today, je respire, je retrouve le sourire...même si je dois quitter Paris... ...on ne recommence pas sa vie, on la continue...je vais continuer, tu me donnes envie... Tu es uNE formidable FEMME DE L'ETRE.
Commentaire n°2 posté par Emmanuelle le 18/02/2009 à 18h37
@ Emmanuelle: mais toi aussi, tu es un soleil, les Emmanuel(le)s me portent bonheur, va savoir... Je t'embrasse, et tant mieux si tu as envie, tu le mérites, fonce (écoute-moi!!!)
Réponse de Stéphanie GAOU-BERNARD le 18/02/2009 à 19h20
Merci pour ce beau tableau poétique et chargé d'émotion.
Commentaire n°3 posté par Thomas Frederic le 18/02/2009 à 19h14
@ Thomas: je ne peux que rendre un tel remerciement...
Réponse de Stéphanie GAOU-BERNARD le 18/02/2009 à 19h20
Une belle série qui commence là. Associer le texte et l'image. Amitié Thierry
Commentaire n°4 posté par Thierry Benquey le 19/02/2009 à 10h22
@Thierry: Pas toujours facile de pouvoir écrire sur une image donnée, celle-ci m'a beaucoup plu et les mots sont presque venus tous seuls, voilà qui me fait plaisir, sorte d'auto-satisfaction... Merci
Réponse de Stéphanie GAOU-BERNARD le 19/02/2009 à 10h26
Pour ne pas oublier. Un regard Un souvenir...
Commentaire n°5 posté par Emmanuel le 20/02/2009 à 16h55
@ Emmanuel: Oui, un passage par la capitale en virtuel, mais malgré les beaux souvenirs que j'en ai gardé, je garde toujours une image grise, sombre, un peu perdue, c'ewt pourquoi la photo d'Emmanuelle m'a tant plu. Tiens, dans mon univers bloggien, beaucoup d'Emmanuel(le)!!, Intéressant...
Réponse de Stéphanie GAOU-BERNARD le 20/02/2009 à 19h32
Je félicite deux artistes superbes. J'aime ta plume lorsqu'elle dissèque ainsi ... J'aime toujours ta plume.
Commentaire n°6 posté par sylvie le 20/02/2009 à 19h33
@ Sylvie: je nourris avec Emmanuelle depuis le début une sorte de relation platonique qui ressemble à ce que Sylvie Germain a appelé la sororité, j'ignore pour quelle raison, puisque je ne la connais pas en vrai, mais c'est ainsi, comme je le dis, j'aime ce qu'elle est et ce qu'elle fait, et je crois que si je la rencontrais en vrai, je ne serais pas déçue. Je me dis souvent la même chose avec beaucoup des amies que je rencontre de ci de là.
Réponse de Stéphanie GAOU-BERNARD le 20/02/2009 à 20h24
Inspiration sans répis... encore un bravo !
Commentaire n°7 posté par Or le 23/02/2009 à 09h10
@ Or: Merci de ta visite et commentaire ici, c'est adorable...
Réponse de Stéphanie GAOU-BERNARD le 23/02/2009 à 09h49
j'aime beaucoup ces apartés entre crochets, entre parenthèse un peu comme une pensée exprimée à voix haute, un recul sur qui vient d'être écrit bravo
Commentaire n°8 posté par Rudes rêves (poésies par Philippe Cougé) le 24/02/2009 à 07h51
@ Philippe: eh bien, le moins que l'on puisse dire, c'est que tu n'étais pas venu depuis un petit bout de temps, et je te remercie vivement d'être venu lire mon poème, c'est vrai que ces derniers temps, je m'attelle plus à des courts textes ou des nouvelles...
Réponse de Stéphanie GAOU-BERNARD le 24/02/2009 à 13h07
enfance fractionnée jeunesse volée corps violé....
Commentaire n°9 posté par rosie le 03/03/2009 à 17h42
@Rosie: sans aller jusqu'au viol, j'ai trouvé dans cette photo de quoi alimenter mon imagination, et oui, sur le papier, il y avait rupture, déchirure, manque de respect, tu as bien saisi tout ça, merci
Réponse de Stéphanie GAOU-BERNARD le 03/03/2009 à 19h34
 
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